Not all those who wander are lost, not everything that is gold glitters

Cyanure – Camilla Läckberg

Pour commencer cette nouvelle année, ma première lecture a été le roman policier Cyanure, de Camilla Läckberg.

La particularité de ce roman est qu’il est contruit sans chapitres, l’histoire commence page 1 et ne s’arrête qu’à la dernière page, la 157ème.

L’intrigue se déroule sur la petite île de Valö en Suède quelques jours avant Nöel. Le personnage principal, Martin Molin, jeune policier, accompagne sa petite amie Lisette a une réunion de famille qui va vite tourner au cauchemard.

Prologue :

 » Martin Molin accompagne sa petite amie Lisette sur l’île de Valö pour une réunion de famille juste avant Noël. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un magnat industriel, meurt étouffé, juste après avoir annoncé à ses enfants qu’il les a déshérités. Martin se rend vite compte qu’il a été assassiné au cyanure. Une tempête de neige fait rage, l’île est isolée du monde et Martin décide de mener l’enquête. Offrant une pause à Erica Falck, Camilla Läckberg tisse un polar familial délicieusement empoisonné. »

 

Mon avis :

Cyanure est le premier roman de Camilla Läckberg que j’ai lu mais j’avais entendu beaucoup de bien de cette auteure. J’avoue avoir été un peu déçue par ce livre. J’aime beaucoup les drames familiaux, les situations en huis-clos mais j’ai trouvé que cela n’avait pas été assez exploité.

J’ai trouvé que les personnages étaient très caricaturaux, entre le grand-père richissime mais qui méprise sa famille, les membres de la famille qui courbent l’échine devant le grand-père en espérant hériter de sa fortune lorsqu’il décèdera, les mères de familles dépressives, les deux fils qui se détestent mais dirigent ensemble l’entreprise familiale… J’ai trouvé qu’il y avait énormément de clichés et que la psychologie des personnages n’était pas très recherchée.

Le personnage principal, Martin Molin, en charge de l’enquête, semble tourner en rond du début à la fin de l’intrigue. Il ne cesse de répéter qu’il aimerait avoir l’avis de son collègue, ses interrogatoires ne sont pas très pertinents, il néglige des détails de l’enquête et il déclare en trois secondes que le grand-père a été assassiné juste en reniflant son verre. J’ai trouvé ça un peu tiré par les cheveux !

J’ai trouvé cela assez étrange que l’ambiance ne semble pas étouffante. La famille Liljecrona se retrouve avec deux cadavres sur les bras lorsque Matt est lui aussi assassiné, le meurtrier est forcément l’un d’entre eux, mais je n’ai pas senti qu’ils se soupçonnaient, que l’ambiance était pesante. Ils restent entre eux à boire du Cognac, soit.

Pour finir, je n’ai vraiment pas aimé le dénouement de l’enquête, je l’ai trouvé exagéré et absurde. Martin piétinne tout le week-end sur son enquête et en cinq minutes il trouve la solution ?!  A mon sens, la fin est de mauvais goût et peu probable.

Cependant, c’est un livre qui se lit facilement, en quelques heures. J’ai apprécié l’aspect météorologique, je pense que si l’auteure n’avait pas développé l’aspect tempête de neige sur une île, loin du continent, j’aurais eu encore plus de mal à rentrer dans l’histoire. Je pense que ce roman peut être agréable pour tous ceux qui ne sont pas forcément fans de polars, mais si vous aimez les polars bien construits, ceux qui arrivent à transmettre l’anxiété et la sensation d’étouffement, alors ce roman vous fera probablement le même effet qu’à moi.

 



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